Lorsque l’on envisage une première séance d’hypnose, les questions sont souvent très concrètes.
Vais-je devoir fermer les yeux ?
Est-ce que je vais entendre ce que vous dites ?
Dois-je réussir à faire le vide ?
Et si je n’arrive pas à être hypnotisée ?
Ces interrogations sont légitimes. Elles révèlent surtout une représentation encore très présente : celle d’un praticien qui appliquerait une technique pour faire basculer une personne dans un état particulier.
Dans ma pratique, une séance d’hypnose ne se déroule pas ainsi.
Elle commence par une rencontre, une demande et une manière singulière de vivre ce qui vous amène.
L’hypnose peut ensuite prendre différentes formes. Elle peut s’installer dans la conversation, s’appuyer sur une sensation, une image, la respiration ou un mouvement. Parfois, elle ressemble à une expérience très immersive. À d’autres moments, elle se déploie de façon beaucoup plus subtile.
Vous restez présente, capable de parler, de bouger, de réfléchir et d’ajuster ce qui vous est proposé.
Il n’existe donc pas une séance standard, mais un cadre et des étapes qui permettent à l’expérience de se construire avec vous.
Une première séance d’hypnose commence par une rencontre
Avant de parler d’induction, de transe ou de suggestion, nous prenons le temps de nous rencontrer.
Ce premier échange me permet de comprendre ce qui vous amène, mais aussi la manière dont vous vivez actuellement la situation.
Deux personnes peuvent consulter pour une même difficulté sans que celle-ci remplisse la même fonction ni s’organise de la même façon.
Une peur peut être liée à une expérience précise, à une anticipation, à un apprentissage ancien ou à un sentiment plus général d’insécurité.
De même, un comportement que l’on souhaite modifier peut constituer une tentative de protection, d’apaisement ou de maintien d’un équilibre.
Je ne cherche donc pas seulement à savoir ce que vous voulez faire disparaître.
Je m’intéresse également à ce que vous souhaitez pouvoir vivre, ressentir ou accomplir différemment.
Cet échange permet aussi de répondre à vos questions, de préciser ce qu’est l’hypnose et de vérifier que mon approche correspond à votre demande.
La relation de confiance ne constitue pas une formalité précédant le « vrai travail ». Elle fait déjà partie du processus.
Clarifier la demande sans enfermer la personne dans un objectif
Lorsqu’une personne prend rendez-vous, elle arrive souvent avec une formulation comme :
Je veux arrêter de stresser.
Je veux avoir confiance en moi.
Je ne veux plus avoir peur.
Je voudrais perdre du poids.
Ces demandes constituent des portes d’entrée. Pourtant, elles restent parfois trop générales pour orienter précisément l’accompagnement.
Nous allons donc explorer ce qui se passe concrètement :
- Dans quelles situations la difficulté apparaît-elle ?
- Que ressentez-vous dans ces moments-là ?
- Quelles pensées ou images sont présentes ?
- Que faites-vous automatiquement ?
- Qu’est-ce que cette réponse vous empêche de vivre ?
- Que voudriez-vous pouvoir faire à la place ?
L’objectif n’est pas de transformer votre demande en formule parfaite.
Il s’agit plutôt de comprendre l’organisation actuelle de l’expérience et de faire émerger une direction suffisamment claire.
D’ailleurs, cette direction peut évoluer au cours de la séance. Une demande initiale en révèle parfois une autre, plus précise ou plus juste.
Je garde donc un fil conducteur, mais je ne force jamais le processus à suivre un scénario décidé à l’avance.
Une séance structurée, mais jamais mécanique
Une séance d’hypnose possède un cadre.
Nous savons pourquoi nous sommes là, ce que nous explorons et la direction vers laquelle nous souhaitons avancer.
Cependant, structurer ne signifie pas appliquer automatiquement le même protocole à chaque personne.
Je ne déroule pas une succession figée d’étapes en attendant que vous produisiez les réactions prévues.
Je reste attentive à vos mots, à votre respiration, à votre posture, aux images qui émergent et aux mouvements parfois très subtils du corps.
Une proposition peut créer une ouverture. Une autre peut faire apparaître une tension, un doute ou une réponse de protection.
Ces réactions ne sont pas des obstacles à l’hypnose.
Elles m’informent sur la manière dont votre système reçoit l’expérience et me permettent d’ajuster l’accompagnement.
La technique doit servir la personne. Jamais l’inverse.
Comment entre-t-on en hypnose ?
L’entrée en hypnose est souvent appelée induction.
Le mot peut donner l’impression qu’il faudrait provoquer une rupture nette avec l’état habituel. En réalité, l’entrée dans l’expérience peut être progressive et très naturelle.
Je peux vous inviter à porter attention :
- à votre respiration ;
- à un point d’appui ;
- à une sensation ;
- à une image intérieure ;
- à un souvenir ressource ;
- à un mouvement ;
- à un son ;
- à la manière dont votre attention se modifie.
Parfois, l’hypnose s’installe simplement au fil de la conversation.
Un mot prend davantage de relief. Une image apparaît. La perception du temps change légèrement. L’attention se tourne vers l’intérieur tandis qu’une partie de vous continue à entendre ma voix et à savoir où elle se trouve.
Il n’existe donc pas un moment obligatoire où vous devriez sentir que « ça y est, vous êtes hypnotisée ».
Certaines personnes perçoivent une modification très nette. D’autres vivent une expérience plus discrète.
Dans les deux cas, le travail peut être pertinent.
Faut-il fermer les yeux pendant une séance d’hypnose ?
Non.
Fermer les yeux peut faciliter l’attention intérieure, mais cela ne constitue pas une condition pour entrer en hypnose.
Certaines personnes se sentent plus disponibles les yeux fermés. D’autres préfèrent les garder ouverts, notamment lorsqu’elles ont besoin de conserver un contact visuel avec leur environnement.
Il est également possible de les fermer puis de les rouvrir.
Je peux vous proposer quelque chose, mais vous restez libre de l’adapter.
Si fermer les yeux crée une sensation d’inconfort ou d’insécurité, nous n’allons pas forcer cette expérience au nom d’une technique.
L’hypnose peut se vivre les yeux ouverts, en parlant ou même en mouvement.
Reste-t-on consciente pendant l’hypnose ?
Oui.
La conscience ne disparaît pas. Elle modifie plutôt sa manière de fonctionner.
Vous pouvez continuer à entendre les sons autour de vous, percevoir le fauteuil, réfléchir ou vous demander si l’hypnose est réellement en train de fonctionner.
Ces pensées ne font pas échouer la séance.
Une partie de vous peut observer, analyser ou commenter tandis qu’une autre devient plus absorbée par les sensations, les images ou l’expérience intérieure.
Vous pouvez également parler, poser une question, modifier votre position, ouvrir les yeux ou interrompre la séance.
Une suggestion n’est jamais un ordre auquel vous seriez obligée d’obéir. C’est une proposition que vous pouvez accepter, transformer ou laisser de côté.
Comme je l’explique dans mon article Qu’est-ce que l’hypnose ?, l’objectif n’est pas de vous faire perdre le contrôle. Il est de retrouver du choix là où certaines réponses se sont rigidifiées.
Que se passe-t-il pendant le travail hypnotique ?
Une fois l’attention suffisamment engagée dans l’expérience, nous pouvons explorer la difficulté autrement.
Le travail ne consiste pas toujours à parler directement du problème.
Il peut s’appuyer sur :
- une métaphore ;
- un souvenir ;
- une sensation corporelle ;
- une représentation intérieure ;
- un symbole ;
- différentes facettes de soi ;
- un mouvement spontané ;
- l’imagination d’une situation future ;
- la rencontre avec une ressource.
Dans l’hypnose ericksonienne, le langage est souvent permissif, indirect et métaphorique. Il ouvre des possibilités sans imposer une réponse unique.
L’hypnose générative, quant à elle, cherche davantage à faire émerger un état intérieur créatif à partir duquel une nouvelle organisation devient possible.
Selon ce qui se présente, je peux également intégrer des éléments de programmation neuro-linguistique, de respiration, de coaching ou d’exploration corporelle.
Je ne cherche pas seulement à supprimer un symptôme.
Je m’intéresse à la fonction qu’il peut remplir, aux apprentissages qui le soutiennent et aux ressources nécessaires pour qu’une autre réponse puisse émerger.
Quelle place le corps occupe-t-il pendant une séance ?
Une séance d’hypnose ne se passe pas uniquement « dans la tête ».
Une image intérieure peut modifier la respiration. Une phrase peut provoquer une contraction ou un relâchement. Un souvenir peut transformer la posture, le tonus musculaire ou la perception de l’espace.
Je reste attentive à ces manifestations.
Toutefois, je ne les interprète pas à votre place.
Une gorge serrée ne signifie pas la même chose pour tout le monde. De même, un mouvement de recul, une main qui se crispe ou une respiration suspendue ne possèdent pas une signification universelle.
Nous pouvons simplement devenir curieuses de ce qui se produit :
Que remarquez-vous maintenant ?
Cette sensation reste-t-elle stable ou commence-t-elle à changer ?
Un mouvement cherche-t-il à se poursuivre ?
Que se passe-t-il lorsque vous sentez davantage vos appuis ?
Cette attention au corps rejoint mon approche de l’intelligence somatique.
Le corps ne décide pas à votre place. En revanche, il apporte des informations précieuses sur la manière dont l’expérience s’organise dans le présent.
Et si je ne vois aucune image ?
Il n’est pas nécessaire de visualiser clairement pour entrer en hypnose.
Certaines personnes ont facilement accès aux images. D’autres perçoivent davantage les sensations, les sons, les mots, les mouvements ou une impression plus globale.
Vous n’avez rien à réussir.
Si je vous propose d’imaginer un lieu et qu’aucune image n’apparaît, nous pouvons nous appuyer sur ce que vous savez de ce lieu, sur une sensation, un souvenir ou simplement sur la manière dont votre corps réagit à cette proposition.
L’hypnose ne dépend pas d’une capacité particulière à fabriquer un film intérieur.
Elle s’adapte à votre manière de percevoir et de construire votre expérience.
Peut-on parler pendant une séance d’hypnose ?
Oui, et cela arrive fréquemment dans ma pratique.
Vous pouvez décrire une sensation, répondre à une question ou m’indiquer ce qui change.
Parfois, les réponses sont très brèves. À d’autres moments, un véritable dialogue se poursuit pendant l’expérience hypnotique.
Le fait de parler ne vous fait pas automatiquement « sortir » de l’hypnose.
L’hypnose peut être conversationnelle. Elle peut aussi se déployer dans les silences.
L’essentiel est que la forme de l’accompagnement reste ajustée à ce qui vous permet de demeurer engagée dans l’expérience.
Comment se termine une séance d’hypnose ?
La séance se termine par un retour progressif vers un état d’attention plus habituel.
Je peux vous inviter à reprendre contact avec la pièce, vos appuis, votre respiration et les sons environnants.
Vous pouvez bouger, vous étirer ou prendre le temps nécessaire avant de vous relever.
Le mot « réveil » est parfois utilisé, mais il peut prêter à confusion puisque vous ne dormiez pas.
Je préfère parler de retour ou de réorientation vers l’environnement présent.
Nous prenons ensuite un temps pour accueillir ce que vous avez vécu.
Il ne s’agit pas forcément d’analyser chaque image ni de transformer immédiatement l’expérience en explication.
Certaines choses ont besoin d’être nommées. D’autres peuvent simplement être laissées en mouvement.
Que peut-on ressentir après une séance d’hypnose ?
Les ressentis varient selon les personnes et selon les séances.
Vous pouvez éprouver :
- une sensation d’apaisement ;
- davantage de clarté ;
- une fatigue temporaire ;
- une énergie nouvelle ;
- une impression d’espace ;
- une émotion encore présente ;
- le besoin de silence ;
- ou aucun changement spectaculaire dans l’immédiat.
Une séance ne se mesure pas uniquement à l’intensité de ce qui a été ressenti.
Certaines transformations apparaissent plus discrètement : une réaction différente, une pensée qui revient moins souvent, une capacité nouvelle à poser une limite ou une situation qui ne déclenche plus exactement la même réponse.
Après la séance, je vous invite généralement à rester attentive à ce qui évolue sans surveiller chaque sensation ni chercher à provoquer un résultat.
Combien de temps dure une séance d’hypnose ?
À Akasha, une séance individuelle dure généralement entre une heure et une heure trente.
La durée dépend de la demande, du temps nécessaire pour clarifier ce qui se joue et de la manière dont le processus se déploie.
Une première séance peut accorder davantage de place à la rencontre, à la compréhension de la situation et à la construction du cadre.
Cela ne signifie pas que l’hypnose sera forcément plus courte ou absente. Elle peut déjà apparaître au cours de l’échange.
Le tarif d’une séance individuelle est actuellement de 80 euros.
Combien de séances d’hypnose sont nécessaires ?
Il n’existe pas de nombre universel.
Une séance peut parfois suffire pour clarifier une situation ou travailler sur un objectif très précis. Lorsque la difficulté est plus ancienne, qu’elle touche plusieurs dimensions de la vie ou qu’elle remplit une fonction importante, un suivi peut être plus pertinent.
Je ne promets pas qu’un problème installé depuis plusieurs années disparaîtra en une séance.
À l’inverse, je ne fixe pas non plus un nombre important de rendez-vous avant d’avoir rencontré la personne.
Nous avançons étape par étape, en évaluant ce qui évolue et ce qui demande encore à être travaillé.
Comment se préparer à une première séance d’hypnose ?
Aucune préparation particulière n’est nécessaire.
Vous n’avez pas besoin de vous entraîner à méditer, de savoir vous détendre ou d’arriver avec un objectif parfaitement formulé.
Il peut simplement être utile de réfléchir à ce que vous souhaitez voir évoluer.
Le jour du rendez-vous :
- prévoyez suffisamment de temps pour ne pas arriver dans l’urgence ;
- portez une tenue dans laquelle vous êtes à l’aise ;
- évitez, si possible, une consommation importante d’alcool ou de substances altérant la vigilance ;
- apportez les informations médicales utiles à l’accompagnement ;
- autorisez-vous à poser toutes vos questions.
Surtout, venez comme vous êtes.
Avec vos attentes, mais aussi avec vos doutes.
Vous n’avez pas besoin de croire aveuglément à l’hypnose pour vivre une expérience. Une curiosité suffisante et la possibilité d’entrer dans une relation de confiance constituent déjà un point de départ.
Quelles sont les limites d’une séance d’hypnose ?
L’hypnose ne remplace pas un diagnostic médical ni un suivi psychologique ou psychiatrique lorsqu’ils sont nécessaires.
Certaines situations demandent une orientation vers un professionnel de santé ou un accompagnement coordonné.
De plus, les symptômes physiques nouveaux, intenses ou inexpliqués doivent faire l’objet d’une évaluation médicale.
Ma responsabilité consiste aussi à reconnaître les limites de mon intervention et à ne pas promettre ce qui ne peut pas l’être.
L’hypnose peut ouvrir des possibilités. Cependant, elle ne constitue ni une solution magique ni une méthode adaptée à toutes les situations.
Vivre une première séance d’hypnose près d’Annecy
Je vous accueille à Akasha Espace Ressources, à Allonzier-la-Caille, entre Annecy et Genève.
Mon approche associe l’hypnose ericksonienne et générative à la PNL, au coaching, à la respiration et au travail somatique.
Je ne cherche pas à vous faire entrer à tout prix dans un état spectaculaire.
Je vous accompagne à partir de votre manière singulière de percevoir, de ressentir et de construire votre expérience.
Car une séance d’hypnose ne consiste pas à remettre son pouvoir entre les mains d’un praticien.
Elle peut, au contraire, devenir un espace pour retrouver des ressources, remettre du mouvement là où quelque chose semblait figé et redevenir actrice de son propre processus.

